Minc fait du Lefebvre : édifiant !
31/08/2010 11:39 par dlr14ème_62
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Minc fait du Lefebvre : édifiant !
31/08/2010 11:39 par dlr14ème_62
Au nom du principe de responsabilité collective, Alain Minc considère que le pape, d’origine allemande, n’a pas à juger l’expulsion des Roms. De même, les Roms n’ont pas à protester contre leur expulsion puisque les événements de Saint-Aignan sont le fait d’un groupe de gens du voyage. Décidément, pour Roland Hureaux, Minc ne vole pas plus haut que Lefebvre.
Invoquer la Shoah pour défendre les expulsions de Roms décrétées par le Président de la République, tel est l’artifice rhétorique auquel sera parvenu Alain Minc !
Rivalisant avec Frédéric Lefèbvre, l’essayiste est devenu le porte-flingue de Nicolas Sarkozy.
C’est une récidive : on se souvient de la salve d’une rare bassesse que le même avait l’an dernier envoyée à François Bayrou ; il ne l’attaquait ni sur ses propos, ni sur ses actes, mais sur ce qu’il était : démocrate-chrétien, béarnais et fils de paysan : cela suffisait pour qu’il soit aux yeux d’Alain Minc suspect d’être un « Le Pen light » (sic) . Attaquer quelqu’un sur ce qu’il est et non ce qu’il dit ou fait, n’est ce pas une définition du racisme ?
D’autres ont traité Chevènement de pétainiste parce qu’il défendait l’indépendance nationale. Ne pas adhérer sans réserve à l’ultralibéralisme mondialiste, et c’est la reductio ad hitlerium. J’ai entendu une fois quelqu’un de la même mouvance, pas le plus inspiré il est vrai, dire que « quelque part » De Gaulle était pétainiste …
Après Bayrou, Alain Minc vise plus haut : il s’en prend cette fois au pape. Etant allemand, Benoît XVI n’aurait pas le droit de rappeler à un groupe de pèlerins qu’il faut « savoir accueillir les légitimes diversités humaines ». Notons qu’il n’a évoqué explicitement ni la France ni son président : mais il a apparemment suffi qu’il le dise en français pour que la sarkozie se sente morveuse.
On ne reviendra pas sur le grand débat de la culpabilité du peuple allemand, ni sur l’attitude de Joseph Ratzinger vis-à-vis du nazisme. Aurait-il fallu interdire de parole les organisateurs de l’opération Walkyrie, destinée à assassiner Hitler, ou leurs descendants, presque tous catholiques ? Après une enquête approfondie, qui dans son principe était sans doute inutile, Libération a conclu que le pape n’avait pas été nazi ; d’une famille et d’un village opposés au nazisme, enrôlé de force dans les Jeunesses hitlériennes comme tous les enfants des écoles, il fit l’objet de quolibets et bousculé quand on y apprit qu’il voulait devenir prêtre. D’ailleurs, du point de vue catholique, celui qui devient pape cesse d’être d’une nation pour n’appartenir plus qu’à l’Eglise universelle.
Mais le principe de la responsabilité collective, n’est-ce pas précisément une des justifications de tous les génocides ?
C’est ce principe de la responsabilité collective que Nicolas Sarkozy a appliqué aux Roms : un groupe de gens du voyage français attaque une gendarmerie (ce qui, soit dit en passant, au témoignage de vieux gendarmes, n’est pas un fait nouveau), on expulse les Roms étrangers qui n’y sont pour rien pour faire des effets de muscles. Mais, pour raisonner comme Alain Minc, du simple fait qu’ils sont Roms, ils n’ont sans doute rien dire après ce qui s’est passé à Saint-Aignan. « Si ce n’est toi, c’est donc ton frère ou bien quelqu’un des tiens ».
Si le pape a visé Sarkozy – de fait il semble bien que telle ait été son intention -, il n’a eu qu’un seul tort : faire trop d’honneur à ce qui apparaît en définitive comme une pantalonnade : de fait on fait semblant de les expulser puisque ils touchent un pécule pour partir « volontairement ». Moins que du racisme, il s’agit de bêtise, puisque ces mesures, totalement à côté des vrais problèmes et dont l’opinion n’est pas dupe, ne visent qu’à masquer une immense impuissance. Leur logique n’en est pas moins condamnable.
Roland Hureaux,
chroniqueur Marianne
Villepin, davantage soluble dans l’UMP que la tache sur le drapeau tricolore
31/08/2010 11:12 par dlr14ème_62
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Villepin, davantage soluble dans l’UMP que la tache sur le drapeau tricolore
31/08/2010 11:12 par dlr14ème_62
La carte de l’UMP, renouvelée cet été, a t-elle taché sa poche ?
par David Desgouilles
Dominique de Villepin se moque-t-il du monde ? Il faut croire. Lorsqu’on convoque le ban et l’arrière-ban de la presse française pour annoncer la création d’un mouvement politique ; lorsqu’on l’inaugure -le 19 juin dernier- en grandes pompes sous le fier nom de République solidaire ; lorsqu’on se scandalise bruyamment des mesures prises à l’égard des Roms au point de déplorer la tache qui souille ainsi le drapeau tricolore et que l’un de ses amis compare les expulsions au sort des Juifs pendant l’occupation ; on pourrait légitimement penser que certaines distances puissent être prises avec l’UMP.
Or, tel n’est pas le cas. Pendant que les députés villepinistes annonçaient à qui voulait bien l’entendre qu’ils envisageaient de former un groupe parlementaire -et donc de quitter celui du parti présidentiel, l’ancien premier ministre renouvelait son adhésion au “mouvement populaire”, comme l’appelle Xavier Bertrand. C’est d’ailleurs ce dernier qui l’a confirmé comme l’annonçait Libération le 5 aout dernier .
Ainsi République Solidaire est davantage soluble dans l’UMP que la fameuse tache sur le drapeau national. Les parlementaires non inscrits contactés par les proches de Villepin dans le but de rejoindre le fameux groupe et atteindre la barre fatidique des quinze unités seront ainsi fixés. François Bayrou, qui a refusé en 2002 de rejoindre le parti -qui se voulait unique- de la droite, et Nicolas Dupont-Aignan, qui en a claqué la porte lorsque Nicolas Sarkozy fut désigné candidat en janvier 2007, mesureront ainsi l’écart entre les discours martiaux de Galouzeau et la réalité villepiniste. Alors que ces deux personnalités ont pris des risques politiques en volant de leurs propres ailes, en refusant les subsides de l’UMP, Dominique de Villepin, lui, se comporte comme le premier Bernard Kouchner venu.
Comme l’actuel ministre des affaires étrangères, qui joue un pitoyable double-jeu avec sa vraie-fausse hésitation de démission, Villepin semble hésiter entre le rôle de la Vierge Marie et celui de Marie-Madeleine. Certes, le Cardinal de Retz avait enseigné qu’on ne sortait de l’ambiguïté qu’à son détriment. Mais qu’on me pardonne, on n’est plus ici dans l’ambiguïté. On est dans l’escroquerie de grand chemin, celle qui consiste à faire croire à la France entière qu’on a créé un mouvement alternatif à celui du Président de la République, qu’on est l’un des opposants les plus résolus à son action, alors qu’on continue de cotiser dans le même parti que Morano, Estrosi et Hortefeux.
Un classement sans surprise
31/08/2010 10:48 par dlr14ème_62
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Un classement sans surprise
31/08/2010 10:48 par dlr14ème_62
Un classement de la pauvreté, réalisé par le « journal du net », et dont la « Voix du Nord » se fait l’écho va certainement susciter l’agacement des pontes socialo – umpistes régionaux. Après étude, 30 villes sont signalées comme très pauvres. Parmi elles, 1/3 sont des villes du Nord – Pas de Calais et, pire, 3 communes sont de notre bassin minier :
- Lens, classée 9ème
- Bruay, classée 20ème
- Liévin, classée 24ème
Pour DLR ce n’est hélas vraiment pas une surprise, et l’empressement qu’à montré l’INSEE (la voix de son maître) pour contester cette étude, n’aura eu que pour effet de renforcer notre conviction. Le PS aussi d’ailleurs conteste la méthode employée pour ce classement qu’il juge réducteur. Et pour cause, c’est le résultat de sa politique régionale qui est remis en question. Car dans une région où le revenu fiscal médian des ménages est le plus bas de France et, à l’inverse, le taux de chômage est le plus élevé*, où les jeunes désespèrent d’une inactivité sans fin, beaucoup préférant partir, on ne peut décemment pas dire que la politique économique orienté par le PS soit une réussite. Celui-ci n’a jamais mis en place de réelles politiques volontaristes pour lutter contre cette paupérisation. Et puis, des « pauvres » c’est toujours utile pour garnir son fonds de clientèle électorale, et le PS ne se gène pas pour y puiser. L’UMP n’est pas exempt de cette politique catastrophique. Outre qu’au niveau national il aide pas ou peu notre Région, il s’avère aussi qu’ici, moult petits barons UMP et NC, maires de villes sanctuarisées à usages exclusif de nantis, refusent toujours de faire édifier des logements sociaux dans leurs communes d’où un déséquilibre de l’assiette fiscale de la taxe d’habitation par habitant et une pression encore plus forte sur des villes déjà saturée comme Lens qui détient un parc locatif social qui s’élève à environ 70% de l’ensemble de son parc immobilier. Il est vrai que pour des villes de gauche, l’afflux de population pauvre, taillable et corvéable à souhait, est toujours une aubaine, surtout en période électorale.
Le Comité de Circonscription
* Chiffres pour le Nord/Pas de Calais :
- Revenu médian national : 16 423 €
- Revenu médian régional : 14 648 € dont 15 001€ pour le Nord et 14 085 € pour le Pas de Calais
- Taux de chômage : 13 % (9,5 % moyenne nationale)
- 17 % des habitants de la région vivent en dessous du seuil de pauvreté qui est établis à 788 € par mois.
Hortefeux et Besson rivalisent sur la déchéance de nationalité
30/08/2010 16:05 par dlr14ème_62
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Hortefeux et Besson rivalisent sur la déchéance de nationalité
30/08/2010 16:05 par dlr14ème_62
Lequel des deux trouvera grâce aux yeux de Nicolas Sarkozy ? Brice Hortefeux, le ministre de l’intérieur, et Éric Besson, le ministre de l’immigration, sont en désaccord sur les modalités de la déchéance de nationalité. Non pas sur le principe de la réforme annoncée par le président de la République lors de son discours de Grenoble fin juillet 2010, mais sur son périmètre.
L’arbitrage élyséen devrait intervenir la semaine prochaine sur des amendements gouvernementaux susceptibles d’être intégrés au projet de loi sur l’immigration examiné à l’Assemblée nationale à partir du 27 septembre.
En pleine surenchère sécuritaire, le premier flic de France a fait de cette question une priorité depuis l’«affaire» Lies Hebbadj, du nom de ce Français musulman de Loire-Atlantique, soupçonné de polygamie et de fraude aux prestations sociales. Refusant de laisser Éric Besson gérer seul le dossier, l’ex-ministre de l’immigration semble regretter, ces dernières semaines, sa précédente affectation, comme en témoignent également ses nombreuses interventions sur les expulsions de Roms.
Révélé vendredi 27 août dans Libération, le projet de Brice Hortefeux ajoute la polygamie «de fait» aux motifs de déchéance de nationalité pour les Français naturalisés. Pour cela, il crée un «délit de “polygamie de fait, escroquerie, abus de faiblesse”» et prévoit que «le fait, pour une personne engagée dans les liens du mariage, de tirer profit ou de partager le produit, de manière inhabituelle, de prestations sociales indûment perçues, à la suite de déclarations inexactes ou incomplètes, par un tiers avec lequel il a contracté une union de fait, caractérisée par une vie commune présentant un caractère de stabilité et de continuité, est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende». Les peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et 100.000 euros d’amende «lorsque l’infraction est commise en profitant de l’état d’ignorance ou de la situation de faiblesse» du partenaire.
Ce dispositif apparaît fragile juridiquement tant il soulève de questions: qu’est-ce que la polygamie «de fait», sinon l’adultère? Comment définir une «union de fait»? Quand commence une «vie commune»? Comment prouver que quelqu’un tire profit ou partage le «produit de prestations indûment perçues»?
Risques d’inconstitutionnalité
La déchéance de nationalité est aujourd’hui réservée aux crimes et délits constituant «une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation» ou «un acte de terrorisme» (article 25 du Code civil), à condition, en outre, que la personne dispose d’une autre nationalité (afin qu’elle ne devienne pas apatride) et qu’elle ait acquis la nationalité française depuis moins de 10 ou 15 ans selon les cas. Faire de la fraude aux prestations familiales un motif de déchéance risquerait ainsi de contrevenir au principe de proportionnalité des peines.
Ni le ministre de l’immigration, ni la ministre de la justice ne veulent aller sur ce terrain glissant. L’un et l’autre préfèrent s’en tenir au discours de Grenoble au cours duquel Nicolas Sarkozy avait demandé que la nationalité puisse «être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte» à la vie d’un policier, d’un gendarme ou de tout autre «dépositaire de l’autorité publique». Face au tollé provoqué par l’abus de langage du chef de l’État, la référence aux «personnes d’origine étrangère» a été remplacée par la mention aux personnes ayant acquis la nationalité française au cours de leur vie. Le président de la République n’ayant pas évoqué la polygamie, Éric Besson et Michèle Alliot-Marie l’ont laissée de côté.
Le risque de banalisation n’en est pas moins encore présent. Et, là aussi, les risques d’inconstitutionnalité bien réels, puisqu’une telle mesure pourrait être jugée contraire à l’article 1er de la Constitution qui assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens «sans distinction d’origine, de race ou de religion».
Pour appuyer sa proposition, le ministre de l’immigration se réfère à la situation légale d’avant 1998 quand il était possible de déchoir de leur nationalité des personnes devenues françaises depuis moins de dix ans condamnées à au moins cinq ans de prison. C’est à celle d’avant 1993 qu’il suggère de revenir concernant l’acquisition de la nationalité à 18 ans. Cette autre commande de Nicolas Sarkozy devrait également prendre la forme d’un amendement stipulant que la procédure ne sera plus automatique, comme elle l’est actuellement, pour les jeunes «ancrés dans la délinquance».
Avant même l’intervention estivale du chef de l’État sur la sécurité, Éric Besson avait de lui-même prévu de durcir la législation en liant, dans son projet de loi, l’acquisition de la nationalité à la signature d’une «charte des droits et devoirs du citoyen» confirmant «l’adhésion aux principes et valeurs de la République». À ce moment-là, il s’agissait d’exclure le voile intégral de la communauté nationale.
La comédie des Orphelins , Les vrais fossoyeurs du gaullisme
30/08/2010 15:50 par dlr14ème_62
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La comédie des Orphelins , Les vrais fossoyeurs du gaullisme
30/08/2010 15:50 par dlr14ème_62
La comédie des orphelins
de Christophe Barbier
Essai (broché).
Paru en 10/2000
Edition : Grasset
364 pages
ISBN : 2246575516
Résumé :
De juin 1997 à juin 2000, outre Jacques Chirac, Philippe Séguin, Nicolas Sarkozy et Charles Pasqua occupent les premiers rôles, avec l'activisme de ceux qui croient que leur heure a sonné. Alain Juppé et Edouard Balladur mènent la danse des seconds couteaux, lames de revanche emmanchées d'amertume. Dans la partie de ce livre consacrée à Chirac, Christophe Barbier aborde le statut du Président en cohabitation, le problème des institutions, le nouveau rapport au peuple qu'il bâtit, mais également son entourage élyséen et sa psychologie personnelle, à travers toute une série d'épisodes inédits : Chirac sur le Tour de France, Chirac et la bonne chère, Chirac et l'humour, etc. La partie consacrée à Séguin raconte son échec complet à la tête du RPR, consommé en plusieurs étapes : la séguinisation avortée du mouvement (automne 1997), le fiasco des Assises de janvier 1998, la tragédie des régionales (mars 1998), la pantalonnade de l'élection du président du RPR (décembre 1998), la comédie des européennes (printemps 1999), le happening parisien. On étudiera les rapports de Séguin avec Chirac, son culte mystique du gaullisme, sa logomachie, son caractère impossible... La partie sur Sarkozy montre comment il travaille au corps le mouvement, du tour des fédérations à la désastreuse campagne des européennes, tout en se réconciliant avec l'Elysée, pour être indispensable à Chirac en 2002. D'une traversée du désert à l'autre, il a compris qu'il devait transformer sa carrière en destin. La partie sur Pasqua détaille, sur fond de haine inaboutie envers Chirac, son lent divorce avec le RPR, l'invention du souverainisme, l'aventure de l'élection européenne...
Christophe Barbier nous dresse ici un portrait sans concession de Chirac, Balladur et Sarkozy qui furent les principaux fossoyeurs du Gaullisme.
1ère sortie du géant Isaac
30/08/2010 15:34 par dlr14ème_62
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1ère sortie du géant Isaac
30/08/2010 15:34 par dlr14ème_62
Le géant Isaac, créé il y a quelques années à grand renfort de publicité, puis laissé à l'abandon dans le grand hall de l'Hôtel de ville, va enfin sortir de son antre. En effet, celui fera parti de la ronde des géants qui se déroulera le 11 septembre 2010 à Evin Malmaison en l'honneur du baptême d'une nouvelle venue : Odette m'lampiste. Cette manifestation organisée par l'association du 8 d'Evin, commencera par un rassemblement devant la mairie d'Evin à 10H45. A 11H00 aura lieu la cérémonie de baptême puis vers 12H00, notre géant Isaac se mettra en branle avec les autres géants pour défiler dans le village. A 14H00 enfin, un vin d'honneur sera donné à l'école Léon Blum. Cette sortie a été rendue possible grâce à l'intervention des membres d'Hennium. Qu'ils en soient remerciés.
Le comité local Héninois DLR
Les Roms, symbole politique
30/08/2010 09:20 par dlr14ème_62
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Les Roms, symbole politique
30/08/2010 09:20 par dlr14ème_62
Quelque chose a changé depuis que Nicolas Sarkozy a mis en cause la communauté rom, avant de continuer à faire procéder à des expulsions de membres de cette communauté en situation irrégulière : les réactions des uns et des autres sont de plus en plus exagérées.
Des polémiques totalement démesurées
Le président de la République a encore réussi un joli coup. Certes, il a sans doute outrepassé ce qui devait être dit en stigmatisant l’ensemble de la communauté dans un premier temps. En revanche, comme le souligne Laurent de Boissieu sur son blog, les expulsions sont à la fois légitimes et normales. Mais elles ont déclenché une polémique gigantesque où toutes les bonnes âmes se sont précipitées pour prendre la défense de la communauté, n’hésitant pas à recourir à des comparaisons totalement ridicules avec la rafle des juifs.
Outre une bonne partie de l’opposition de gauche, une partie de l’Eglise, la Commission Européenne et les Nations Unies ont exprimé leur remontrance vis-à-vis du gouvernement Français. Libération, pourtant jamais avare de critiques à l’égard du Pape, n’a pas hésité à s’abriter derrière la sentence papale pour dénoncer le gouvernement. Enfin, d’une manière totalement abusive, Alain Minc a pris la défense du gouvernement en soulignant qu’un pape Allemand ne pouvait pas donner de leçons au gouvernement sur les Roms du fait de leur traitement par les nazis.
Le jeu dangereux du gouvernement
A première vue, le gouvernement semble avoir raison. Jusqu’à 65% des Français (et j’en fais partie) approuvent les expulsions. A tous ceux qui évoquent les enfants renvoyés dans leur pays d’origine des trémolos dans la voix, il faut rappeler que la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, surtout aujourd’hui. Certains suggèrent aux beaux penseurs de recueillir quelques Roms chez eux pour être cohérents. Il est tout de même normal de pouvoir expulser les étrangers en situation irrégulière. D’ailleurs, plus de dix mille Roms ont été expulsés depuis le 1er janvier.
Mais le gouvernement n’est pas à l’abri de tout reproche. Comme l’ont souligné Nicolas Dupont-Aignan et Eric Zemmour, l’afflux de cette population est la conséquence directe de décisions prises par l’UMP comme le PS, à savoir les traités autorisant la libre-circulation des personnes dans l’Union Européenne associés à l’adhésion de la Roumanie et la Bulgarie à cette même Union. Bref, comme d’habitude, le gouvernement s’agite devant les caméras sans réellement apporter de solutions durables au problème. Car les Roms renvoyés pourront rapidement revenir à loisir.
Entre un gouvernement utilisant les expulsions pour montrer qu’il agit alors qu’il laisse faire et une opposition qui hurle au loup en semblant ignorer qu’il est naturellement impossible de ne pas mettre un frein à l’arrivée des Roms dans notre pays, cette polémique montre le besoin de sortir du duopole UMPS.
Laurent Pinsolle
Une femme en colère
29/08/2010 09:52 par dlr14ème_62
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Une femme en colère
29/08/2010 09:52 par dlr14ème_62
Une femme en colère
Lettre d’Alger aux Européens désabusés
De Wassyla Tamzali
Broché: 147 pages
Editeur : Editions Gallimard (13 novembre 2009)
Collection : HORS SERIE CONNAISSANCE
Langue : Français
ISBN-10: 2070127273
ISBN-13: 978-2070127276
Présentation de l'éditeur
Wassyla Tamzali, féministe algérienne, interpelle les intellectuels occidentaux qui se sont battus pour l'universalité des droits de la personne humaine, et se montrent aujourd'hui incapables de penser cette universalité au-delà de l'Europe. Eux qui ont défendu les principes démocratiques fondamentaux dans leurs pays, eux qui ont milité pour la décolonisation, auraient-ils oublié leurs combats? Ce livre met en lumière le renoncement de la pensée européenne devant la montée en puissance des groupes communautaires. En prenant pour indices la condition des femmes, la liberté de conscience ou la diversité culturelle, l'auteur passe au crible les idées de tolérance, de " laïcité ouverte ", d' " Islam modéré", de " droit à la culture ", et leurs conséquences politiques dans les pays arabes et musulmans.
Biographie de l'auteur
Wassyla Tamzali a publié en 2007, aux Editions Gallimard, Une éducation algérienne. Elle a été avocate à Alger, puis directrice des droits des femmes à l'Unesco, à Paris. Aujourd'hui, elle partage son temps entre l'écriture et les actions militantes au sein du mouvement féministe maghrébin et pour un dialogue entre les peuples de la Méditerranée.
Ma vie à contre coran
29/08/2010 09:39 par dlr14ème_62
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Ma vie à contre coran
29/08/2010 09:39 par dlr14ème_62
Ma vie à contre – coran
Djemila Benhabib
Broché: 267 pages
Editeur : VLB Editeur (15 septembre 2009)
Collection : PARTIS PRIS ACT
Langue : Français
ISBN-10: 2896491031
ISBN-13: 978-2896491032
«Les islamistes se servent de la démocratie pour lui tordre le cou»
Présentation de l'éditeur
· Si les islamistes ne représentent qu'une petite minorité des musulmans, leur stratégie éprouvée consiste pourtant à se proclamer les porte-parole de cette communauté large et diversifiée. Multipliant les requêtes au nom de l'islam en invoquant leur droit à la liberté de religion, récusant toute critique qui leur est adressée comme une manifestation d'intolérance et d'islamophobie, ils réussissent ainsi à se faire passer pour les défenseurs de leur foi et à réduire au silence leurs coreligionnaires. Ils tirent même parti de la discrimination dont sont trop souvent victimes les immigrants musulmans pour favoriser un repli communautaire qui leur donne encore plus de pouvoir. Cette stratégie des islamistes, Djemila Benhabib la connaît bien. Elle l'a vue appliquée en Algérie, en France et au Québec, et elle estime qu'il est temps que d'autres voix de culture musulmane se fassent entendre. Elle dénonce donc haut et fort les manoeuvres des islamistes, qu'elle expose ici dans un témoignage solidement documenté, auquel elle donne de touchants accents personnels, parce qu'il remue en elle une histoire encore douloureuse.
Biographie de l'auteur
· Née en Ukraine en 1972 d'une mère chypriote grecque et d'un père algérien, Djemila Benhabib grandit à Oran dans une famille de scientifiques engagée dans les luttes politiques et sociales. Très tôt, elle prend conscience de la condition subalterne des femmes de son pays. Condamnée à mort par les islamistes, sa famille se réfugie en France en 1994. Djemila Benhabib s'installe au Québec, seule, en 1997, où elle fait des études en physique, en science politique et en droit international. Elle travaille actuellement pour le gouvernement du Canada.
Droite et gauche : l’été de la démagogie
28/08/2010 03:07 par dlr14ème_62
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Droite et gauche : l’été de la démagogie
28/08/2010 03:07 par dlr14ème_62
La France aura connu un triste été marqué par la bassesse politique.
Conscient des limites de l’action gouvernementale, le président de la République a voulu reprendre la main en adoptant de nouvelles postures pour provoquer, détourner l’attention du public de l’affaire Woerth, et retrouver le soutien de l’électorat populaire déçu. Au-delà d’un regain de faveur ponctuel et mitigé dans l’opinion publique, sa manœuvre courait d’avance à l’échec, pour la simple raison que, depuis trois ans, il n’est plus candidat mais Président. Il ne comprend pas qu’à ce titre ce sont ses résultats qui sont jugés, non pas ses déclarations d’intention. De même, en tant que Président, on attend de lui un rôle de rassemblement des Français, non pas de division politicienne. Son bilan sur la sécurité est mauvais car il ne s’est pas donné les moyens de son ambition. Ce faisant, par ses discours martiaux, loin de convaincre, il n’a fait que conforter le fossé entre les paroles et les actes, attisant le désarroi des Français, tout comme le découragement des forces de sécurité publique.
Pire encore, une fois de plus, il a démontré son incapacité à être le Président de tous les Français, celui qui doit apaiser, rassembler, guider. En face, la réaction des belles âmes est aussi empreinte d’outrance et de facilité car, sérieusement, comment comparer une seconde les expulsions de camps illégaux de Roms, accompagnées d’une aide au retour de 300 € par adulte et 100 € par enfant, aux rafles de Vichy ? Il suffit de regarder en face les problèmes du pays pour constater que certains Roms vivent de trafics. De véritables mafias organisées utilisent des jeunes de moins de 15 ans pour se livrer à des cambriolages, à la mendicité agressive et à des agressions. Cela ne veut bien sûr pas dire que les Roms sont tous des bandits mais des populations déracinées et misérables, particulièrement vulnérables à la spirale de la délinquance. Cette polémique de fin d’été est totalement artificielle pour la simple raison qu’elle ne sert aux uns et aux autres qu’à se positionner, à se mettre en scène, alors même qu’ils sont tous coresponsables, droite et gauche confondues, de la montée de cette insécurité dans le pays. La vraie cause est la suppression des frontières nationales. Le rôle même de la frontière est de choisir qui entre dans son pays et qui n’y entre pas. Si la France contrôlait ses frontières, elle aurait pu tout simplement interdire l’entrée des délinquants multirécidivistes, quels qu’ils soient. En empêchant l’importation sans fin de cette misère et de cette délinquance, cela aurait évité de stigmatiser les Roms dans leur ensemble. L’enjeu est bien là. Dans un pays qui ne contrôle pas ses frontières, l’anarchie menace. Et à l’anarchie, répond toujours l’amalgame et donc la haine.
Faute de déterminer à partir de certains critères, respectueux des Droits de l’Homme, qui peut entrer ou qui ne peut pas entrer dans notre pays, on en est contraint aux gesticulations du Président Nicolas Sarkozy qui veut faire croire qu’il agit et aux cris d’orfraie de ceux qui croient voir revivre Vichy tous les quatre matins.
Au terme de cet été, rien n’aura changé. Les Roms expulsés, qu’ils soient malhonnêtes ou non, seront revenus en France et la situation ne fera que se dégrader.
Car j’aimerais qu’on m’explique comment un pays perclus de dette, à la compétitivité déclinante, peut continuer à offrir le système social le plus généreux du monde tout en laissant ses frontières grandes ouvertes ?
Les petits jeux dérisoires du PS et de l’UMP apparaîtront malheureusement bien inoffensifs quand la colère populaire s’abattra sur notre pays ! Quant à la Commission de Bruxelles, si elle est à nouveau dans son rôle en rappelant nos gouvernants aux traités absurdes qu’ils ont signés sur la libre circulation en Europe (traités qui seront d’ailleurs encore aggravés l’année prochaine), comment ne pas voir sa profonde mauvaise foi, elle qui ne fait rien de sérieux pour favoriser l’intégration des Roms dans leur pays d’origine, laissant la Roumanie et la Bulgarie se débarrasser du problème que ces populations constituent chez elles en ne faisant rien contre leur émigration de masse vers les Etats développés de l’Union ? Voilà pourquoi nous devons, avant qu’il ne soit trop tard, continuer inlassablement de dire la vérité aux Français et de leur proposer une autre politique, capable celle-là de résoudre concrètement les problèmes du pays.
NDA